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 Les jours de la semaine tels qu’on les connaît furent organisés selon l’ordre des corps célestes visibles à l’oeil nu. Les civilisations de l’Antiquité, comme la Mésopotamie, la Chaldée surtout, et l’Égypte, établirent les sept astres principaux : la Lune, Vénus, Mercure, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne, à partir desquels les sept jours de la semaine furent créés. Cet ordre dépend de leur vitesse de révolution et de leur distance par rapport à la Terre. La Lune, la planète la plus proche, met environ 29 à 30 jours pour faire le tour de son orbite, Mercure 88 jours, Vénus 225 jours, le Soleil 365 jours, Jupiter 11 ans et 315 jours, et Saturne 29 ans et 167 jours. Parfois, dans les schémas, la Lune et le Soleil sont mis l’un à la suite de l’autre, car on compare leur brillance dans le ciel plutôt que leur distance. Bien sûr, cet ordre repose sur une vision géocentrique de l’univers, car normalement ce n'est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre en 365 jours, mais l’inverse. Ces observations étaient réalisés à l’oeil nu et dans le ciel apparent, le Soleil fait effectivement une révolution en 1 an.

 Le terme planète vient du latin planeta, lui-même du grec planêtês, qui signifie errant, les sept astres étaient vus comme des êtres vagabonds, qui errent autour de la terre sur leur orbite respective, au contraire des astres fixes, qui sont le reste des étoiles visibles et qui gardent toujours la même position dans le ciel. En fait, on disait de ces autres étoiles visibles qu'elles résident immobiles dans la 8e sphère céleste, qui elle tourne d’est en ouest autour de la Terre. Aristote est l'un des principaux à décrire ce système géocentrique, où la Terre repose immobile au centre, entourée de cercles concentriques faits de cristal, dans lesquels les astres suivent des axes constants. La sphère représentait la perfection divine et la parfaite harmonie des mouvements cosmiques. Un peu plus tard, Ptolémée reprit ces idées et écrivit l’Almageste où il élabora sa théorie cosmologique; il mit de côté le cristal et expliquait plutôt que « les astres nagent dans un fluide parfait qui n’oppose aucune résistance à leurs mouvements ».




Selon leur appellation latine, les jours de la semaine suivent cet ordre:

« LUNDI - Lunae Dies, jour de la Lune
MARDI - Martis Dies, jour de Mars
MERCREDI - Mercurii Dies, jour de Mercure
JEUDI - Jovis Dies, jour de Jupiter
VENDREDI - Veneris Dies, jour de Vénus
SAMEDI - Sabbati Dies, jour de Sabbat - selon l'origine hébraïque. Les anglo-saxons disent SATURDAY - jour de Saturne. Si la tradition avait été conservée en français, nous parlerions de SATURDI au lieu de SAMEDI.
DIMANCHE - Dies Dominica, jour du Seigneur - appellation chrétienne. Les anglais et les allemands ont eux décidé de garder le jour du soleil (SUNDAY et SONNTAG). »

Source: http://ca-m-interesse.over-blog.com/article-quelle-est-l-origine-de-la-semaine-le-nom-de-ses-jours-et-leur-ordre-48038356.html

 Vous me direz pourtant, cet ordre n’a rien à voir avec la vitesse de révolution des astres telle que décrite par Aristote. Certes, l’organisation de la semaine est un peu plus complexe. En fait, les planètes sont déployées sur les 24 heures de la journée, comme les octaves sur un clavier. La première heure de la première journée correspond à la planète la plus lointaine : soit Saturne, ce qui en fait la planète mère de cette journée - elle devient samedi, jour de Saturne (à l'époque le premier jour de la semaine était le samedi). Les prochaines six heures correspondent aux planètes suivantes, toujours dans l’ordre décroissant de la plus lente à la plus rapide. Ce qui donne :

00:00 - Saturne
1:00 - Jupiter
2:00 - Mars
3:00 - Soleil
4:00 - Mercure
5:00 - Vénus
6:00 - Lune

Et ainsi de suite, la série se répète jusqu’au lendemain, la planète de la 25e heure (la première heure de la 2e journée) donne le nom de la deuxième journée, qui est dimanche, jour du Soleil selon cet ordre. Ici, dans les tableaux, les heures sont totalement déployées sur leurs 24 plages afin de bien démontrer les sauts entre les planètes. Elles se suivent selon leur vitesse de révolution, de l'astre le plus lointain à l'astre le plus près.


Source: https://www.lecielenquestions.fr/post/comment-a-t-on-determine-ordre-des-jours-de-la-semaine



Éventuellement, on introduit l’heptagramme, l’étoile à sept branches sur laquelle sont placés les astres dans le sens des aiguilles d’une montre. Il suffit de suivre le sens des flèches pour lire l’ordre des jours de la semaine.





Cette géométrie des astres se retrouve dans diverses traditions spirituelles et religieuses, tout comme le chiffre 7 auquel on confère une nature divine. On connaît évidemment les sept jours de la création, dont le 7e jour, samedi, est celui du repos; en hébreu, on dit «shabbat» et en arabe «sebt», qui se traduit littéralement par le septième jour. Dans la Bible, on parle des 7 pêchés capitaux et du chandelier aux 7 branches. La bête de l’apocalypse est faite de sept têtes et ce fut longtemps un symbole qui servait à repousser le Mal dans le christianisme, sûrement est-ce pour cette raison qu’aux États-Unis les shérifs portent cette fameuse étoile sur la poitrine. La Statue de la Liberté elle-même porte une couronne à sept branches qui symbolisent les sept mers et les sept continents. La couronne rappelle aussi celle du dieu du soleil Hélios. On parle des sept chakras en hindouïsme et les métaux principaux de l’Alchimie sont également au nombre de sept (or, argent, mercure, plomb, étain, fer et cuivre). Ce chiffre est donc largement utilisé dans les plus vieilles traditions et dans les cultures les plus diverses.






 Chaque heure de la journée vibre selon la planète qui la chapeaute, l’harmonie du cosmos s’agence par le mouvement respectif des astres et par leur vitesse de révolution dans le ciel visible. Cette harmonie divine était aussi la muse des pythagoriciens qui en firent la théorie de l’«Harmonie des sphères» ou «Musique des sphères». Le cosmos lui-même est un instrument, un système harmonieux, dont chaque orbite est comme une corde qui vibre en son sein. Plus une planète se déplace rapidement, c’est-à-dire plus la corde est courte, plus le son est aigu. Les modèles d'intervalle qui furent élaborés dans la théorie musicale antique sont largement basés sur l'ordre cosmique que l'on décelait dans le ciel et dans les astres. Afin que la musique soit harmonieuse, elle devait correspondre à l’ordre universel qui vibre à l’unisson, l’univers que Pythagore nommait lui-même Cosmos, signifiant ordre en grec. Dans le livre de Georges Kastner et de Francis Maillan La harpe d'Éole et la musique cosmique, on y trouve une description très bien faite qui présente les plus anciens modèles venus après Pythagore.

 La vision pythagoricienne prétendait que la matière universelle est faite de proportions justes, de rythmes et d’harmonies; le son est mathématique, disait-on, et le son est la vibration la plus fondamentale de la matière. Les disciples se sont inspirés de la distance entre les planètes pour créer l’intervalle harmonique la plus parfaite qu’on nomma diapason. Selon son étymologie grecque et latine, diapason signifiait avant tout octave, ce terme désignait originellement la simple intervalle d'octave, faite de huit notes. Malgré la multitude des théoriciens et des systèmes théoriques, Pythagore est assurément à l'origine des intervalles d’octave, de quinte et de quarte dans l’étude de la musique. Il a lui-même voyagé en Chaldée où il a récolté plusieurs connaissances astronomiques, les agenceant alors à son étude de la musique et aux distances parfaites entre les notes.

 Parcontre, Cicéron et Nicomaque associait à Pythagore un système totalement inverse, la note la plus aigue ne correspondait pas à la planète la plus près, mais à la plus éloignée. C’est ainsi qu’ils le décrirent:

Quand les sept corps célestes, éloignés l’un de l’autre à des distances inégales, mais régulières, accomplissent leur révolution diurne autour de la terre, la rapidité du mouvement fait naître des sons formidables et ravissants en même temps. L’acuité et la gravité de ces tons dépendent de la plus ou moins grande vitesse de rotation, de sorte que les corps les plus éloignés, parcourant les routes les plus longues et les plus rapides, produisent aussi les sons les plus hauts; les plus graves, au contraire, sont produits par les corps les plus rapprochés de la terre. C’est ce que les savants ont imité sur des instruments, de même que par le chant, et ils ont été conduits de la sorte à l’invention de la lyre heptacorde. De tous les corps célestes, c’est Saturne qui est le plus éloigné et le plus rapide, et celui qui, pour cette raison, produit le son nommé hypate. Le corps le plus rapproché et le plus lent, c’est la lune; le son qu’elle rend se nomme par conséquent nete. Au milieu de ces deux corps est le soleil, qui accomplit sa rotation et produit le son mese. Près de Saturne se meut Jupiter; le son qu’il donne est nommé parypate; près de la lune, c’est Vénus, dont le son porte le nom de paranete. Au-dessus du soleil, c’est Mars, dont le son se nomme hypermese; au-dessous du soleil, c’est Mercure, dont le son se nomme paramese.











 Ainsi, la carte du ciel et les positions des différents astres ont permis aux Anciens d'élaborer divers systèmes qu'on utilise encore aujourd'hui. Nous considérions l'ordre cosmique si parfait et si précis qu'il devint un modèle de base pour de nombreuses organisations mathématiques, scientifiques et spirituelles. La géométrie mesurée en nature devint une géométrie de référence pour de multiples sytèmes humains et son harmonie révéla un ordre divin qui marqua les civilisations.




BIBLIOGRAPHIE

Biographie universelle des Musiciens et Bibliographie générale de la Musique: Volume 1, Libr. de Firmin Didotfréres, fils et Cie, 1864 - 478 pages. [consulté en ligne]

La harpe d'Éole et la musique cosmique: Georges Kastner, Francis Maillan. G. Brandus, Dufour et cie, 1856 - 300 pages. [consulté en ligne]

Institution astronomique de l'usage des globes et sphères célestes & terrestres, comprise en deux parties, l'une suivant l'hypothèse de Ptolomée, qui veut que la terre soit immobile, l'autre selon l'intention de N. Copernicus, qui tient que la terre est mobile: Willem Janszoon Blaeu, Chez I. & C. Blaeu, 1642 - 9 pages. [consulté en ligne]

Égypte ancienne par Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Firmin Didot Frères, Fils et Cie., 1869 - 500 pages. [consulté en ligne]

Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne dans l'ordre héliocentrique [en ligne] http://astronomie.regards.free.fr/planetes/ordreheliocentrique.html. [consulté le 5 juin 2020]

Période de révolution [en ligne] https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_de_r%C3%A9volution [consulté le 5 juin 2020]

La Mesure du temps [en ligne] https://www.lecielenquestions.fr/single-post/Comment-a-t-on-determine-ordre-des-jours-de-la-semaine [consulté le 5 juin]

Quelle est l'origine de la semaine? le nom de ses jours et leur ordre? [en ligne] http://ca-m-interesse.over-blog.com/article-quelle-est-l-origine-de-la-semaine-le-nom-de-ses-jours-et-leur-ordre-48038356.html [consulté le 5 juin 2020]

Diapason [en ligne] https://fr.wikipedia.org/wiki/Diapason [consulté le 5 juin 2020]


FARAH LOUIZA

louizamahdjoub@gmail.com

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