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Des chefs boulangers


0 tapante - tabassez la cabesa
Les cymbales sont à la garde

Dites-moi
Avez-vous fait résonner la peau étirée
De mon chameau posé tel un tambour

Vous devriez
Ses bosses sont encore pleines d’eau
Ça rebondit comme ces lits aquariums
Vous voyez

Il s’agit d’une surface réactive
Étalée à l’intention du batteur
Oui, il est éléctrique
Parfois nous le trouvons trop classique

Mais lorsqu’il tourne à bonne vitesse
Mmmh
Quelle pâte lisse et soyeuse se dévoile enfin
Dans sa véritable tenue viennoise

Bien sûr, je vois
Votre tête n’est pas une planche à pain
Il n’y a certainement pas
À l’intérieur
Des boulangers qui tapotent
Toute sorte de boules encore crues

Mais tout de même
Si vous y intégrez un four plus ou moins puissant
Quelle odeur divine en émanerait
Et quelle lignée de gourmands intrigués
Se dresseraient à votre porte

Telle la journée de la fête du croissant !

Sachez bien que
Taper sur vos tambours internes
Ce n’est pas comme rouler des boules mélangées
J’en conviens

Seule la convention initiale réside toujours à son point
Après que nous ayons tapé les nôtres
Très fort sur la table
En guise du juge et de son marteau

Quelle allure sophistiquée !
C’est ainsi qu’on nous a dicté nos manières

Cette convention initiée sous la frappe
Dirige le rythme cadencée
De la batterie intérieure

La cacophonie est certes désirable
Mais notre oreille tend davantage au style 4/4
Par moment du ⅜
Mais à mon sens
Je n’y goûte qu’un charabia inutile

Des sons et des sons
Qui se construisent sur un sens fuyant
Imperceptible
Par moment

Voilà, M. Cabesa
La résolution de nos boulangers-batteurs-ensemble jazz à 3 percussions
Peut-être même qu’un jour
Nous y ajouterons un four divin

À votre convenance distinguée
Monsieur


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