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Penser avec ses cheveux

Je me coupe le cheveu en quatre
Et j’en pèle les langues une par une
Comme une banane que je défais
Sur ma tête de bananier




À s'en clouer la tête

Se marteler la tête
Pour amortir la chute désespérée de l’être cloué




Ma chère tutrice

Prudemment au pas levé
La porte s’entrouvre délicatement
J’y vois passer la tête
De ma chère connaissance



Des chefs boulangers

0 tapante - tabassez la cabesa
Les cymbales sont à la garde




L'âme céleste

En moi, un ciel aussi variable que celui sur terre
Un climat continuellement mouvant
Des cycles s’engendrent et se succèdent
Une voûte aux variations multiples me surplombe




La parole et la mer

La parole est une vague qui trace le sillage de la mer
L’étendue n’est pas une platitude sans mouvement
Le texte est un océan profond sur lequel l’esprit vogue
et navigue selon le courant qu’il saura traverser




De fil en aiguille

De fil en aiguille
J’effile ma grisaille et j'enfile la guerre
Je n’en fais qu’à ma guise
Aguerrie d’une filiation
Déguisée en gaine de myéline
Qui se dégaine sur un fil de fer




Un jeu d'enfant

Une ribambelle de bambins aux babines barbouillées
Bouillonnait au banc du baldaquin
La baïonnette traçait l’arête de leur en-tête
Empilée dans maintes enquêtes
Entêté à déterrer la détection de leur antenne
Nappée de prunelles à l’aise de rengaine